Le manque d'électricité dans ma communauté

Le manque d'électricité dans ma communauté
Ana nous explique comment se présentent la vie et le travail sans électricité dans une communauté en zone rurale au Mozambique.
Rating: 
Video Duration: 
02:20
Creator: 
Ana
Date: 
Vendredi, juillet 15, 2016
Level: 
Youth
Description2: 

Salut. Je m'appelle Ana. Je suis formatrice dans une Ecole Familiale Rurale (EFR). J'habite dans une petite communauté au Nord du Mozambique.

Parmi les principaux problèmes, figure le manque d'électricité. J'ai été confronté à divers défis liés à la conservation des denrées de première nécessité. Ce qui n'a pas été très efficace. Je suis obligé de conserver de la viande ou du poisson frais, en les séchant et en les salés. Nous cuisinons des légumes, même s'ils ne durent pas longtemps.

Dans mes activités de formatrice, je suis limitée parce que la nuit c’est l’obscurité ; sauf à certains endroits où il est possible de mener les activités sous l’éclairage naturel, à la lueur des bougies, des candélabres, des lanternes ou des fournaises. C’est l’occasion de se raconter des histoires, de composer des chansons et de se livrer à des jeux traditionnels de la localité.

Le développement dans cette région n’est pas avancé et la vie devient chère. Nous sommes obligés d’acheter des bougies, des plaques solaires, des générateurs, des piles, du carburant pour avoir de l’éclairage, de payer la charge des ordinateurs et des téléphones portables. On en a aussi besoin pour entretenir certains appareils électroménagers. L’absence de technologie affecte les étudiants et les leaders de la communauté qui ne peuvent avoir accès aux bibliothèques numériques. Nous ne sommes pas, non plus, en mesure d’effectuer des voyages hors du pays ou nous sommes peu informés sur ce pays. Certaines de ces activités sont dépendantes de l'électricité. Il y a un manque d'engagement.

On espère avoir de l'électricité. Mais, les difficultés résident au niveau des localités de cette zone géographique, du manque d'engagement de la part des autorités gouvernementales  de la région ainsi que des promesses non tenues. Un budget, qu’on estime trop élevé pour être efficace, ne nous pousse pas à croire que le rêve deviendra réalité. Malgré tout, nous espérons qu’à un moment donné, nous verrons la lumière. Je vous remercie.

 

Traduction: Benoît Birwe